Dire la vérité n’est pas toujours un exercice aisé; aussi la pratique courante du mensonge
et le choix délicat mais résolu du silence gagne en importance dans nos relations d’aujourd’hui -
c’était une réalité hier également - que les fripouilles contemporaines se donnent bonne conscience
devant le mutisme des miroirs qu’elles seraient surprises d’entendre parler d'elles lorsqu’elles
peaufinent leurs plastiques...lissant, polissant icelles, ceci parfois avec une célérité,
une opiniâtreté quasi hystériques, poudrant, fardant, l’outil vecteur de séduction : le visage...
et lorsqu’il est ingrat (Mère Nature ne reçoit pas d’ordres) la stratégie se reporte sur la sape –
Triple donc !!! Rien de nouveau sous Phébus dardant plus blanc en 2016 qu’il était d’Or jadis -
et ce n’est pas la Mère Denis qui l’affirme mais probablement d’autres menteurs cagoulés scientifiques
(un autre oripeau à la mode).

N’étant plus un perdreau de l’année, mon réflexe est de croire que le mensonge tend à gagner
en crédibilité, puisqu’il semble comme au bon vieux temps de l’ami harpiste Néron :
redevenir presque une nécessité voir une qualité sous un soleil de Satan surplombant ce 21ème siècle
de feu à la genèse terriblement sanglante et en démonstration pratiquement partout sur le globe.

Les cerveaux en ébullition condamnent la « menterie » avec une pléthore de vocables
choisis où non, mais ressentir avec le coeur cet acte comme étant profondément immoral,
vil et parfois dangereux, semble représenter moins d’importance. Et pourtant …
le coeur n’est t-il pas au centre de notre anatomie ?

Mentir pour imposer ses vues, accéder à des privilèges indus ou à une position de pouvoir
sur l’autre et/où sur les autres. Mentir parce que les arguments vrais et justes manques ou gênent
invariablement – créer une image mensongère et de substitution à la bonne vision; parfois
avec un grand talent rhétorique qui semble évident et implacable dans sa pseudo-véracité -
imaginer un joli mensonge efficace en somme, et en apparence irréfutable.
La recherche et la démonstration de la vérité pour contrer le menteur expérimenté/professionnel
en action et démonter sa fourberie est une quête éprouvante mais nécessaire.
Le mensonge galope, la vérité trotte.

Un mensonge c’est la plupart du temps au détriment de l’autre ou alors si c’est pour son bien
je choisirai le mot « omission » (je ferai un article là-dessus pour donner une suite logique à celui-ci).

Mentir pour sauver sa vie est à mon sens la seule raison valable de l’exercice de la tromperie,
sauf si cela engage la vie de quelqu’un d’autre, parce que cela obéit à la « Loi de nature fondamentale »
qu'il est de son premier devoir de se préserver, comme l’explique T. HOBBES dans le Léviathan.

Mentir pour des idées est inutile et reste un acte nuisible et négatif, si ces idées sont louables
et bonnes pour tous. Contester cette évidence c’est déjà se mentir à soi-même.
L’ homme et la femme pourrait se passer de Machiavel, de Talleyrand , de Kissinger, etc.
S’il/elle était réellement conscient(e) qu’il n’a pas de sens et de réelle force seul(e)s sans l’appui
des autres face aux forces dévastatrices et aux subtilités géniales de la Nature .
Le mensonge généralement est un acte de violence et on peut, on doit le combattre comme un sida
pour envisager de porter l’espèce humaine bien au-delà de ce qu’elle est aujourd’hui.
Pour sourire jaune : les périodes électorales sont un bon moyen scénographié à outrance
pour analyser ce mal qu’est le mensonge car c’est un mal et sans doute le Père du mal,
je parle comme agnostique en utilisant le vocable « mal » ici, il n’est besoin d’aucune référence
religieuse pour parler du mensonge. Les agnostiques sont capables d’Amour...eh oui !
Je mens sur mon age, je me mens pour ne pas affronter mes faiblesses, je mens pour avoir
la paix : n’est-il décidément pas possible de faire autrement ?

Nessub.